[Social Media] Twister, le Twitter-like P2P qui contourne la censure

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NDLR: Ceci est un article de Enrique Moreira extrait du site StreetPress.com. L’article est sous licence Creative Commons BY-NC-ND.

Vous pouvez également le consulter à la source > http://www.streetpress.com/sujet/130432-twister-le-twitter-qui-contourne-la-censure.

Bonne lecture !

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Ce réseau social P2P détrônera-t-il le petit oiseau ?

Contre-enquête Si l’objectif est de proposer une alternative «libre» et secure à l’oiseau bleu, pas sûr que Twister réussisse à dépasser la geekosphère. Ses utilisateurs le reconnaissent: il est un peu trop compliqué à installer et on s’y sent un peu seul…

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« Difficile de dire combien de personnes utilisent Twister, parce qu’il n’y a pas de serveur qui centralise ce genre d’informations »

« Pour l’instant sur Twister, on parle surtout de Twister », constate Pierre, un des primo-utilisateurs de ce nouveau réseau social, contacté par StreetPress. Il faut dire que ce logiciel libre de microblogging pair à pair, entièrement décentralisé, n’existe que depuis janvier 2014. Imaginé en juillet 2013 pour concurrencer Twitter, par Miguel Freitas, un ingénieur brésilien, il débarque en ligne avant même d’être totalement terminé. Twister n’en est donc qu’à ses balbutiements et tous les utilisateurs sont d’ailleurs invités à l’améliorer. Ils peuvent ainsi réparer les bugs eux-mêmes ou du moins les signaler, selon les principes du logiciel libre.

 

Quésaco ? Twister est un réseau social décentralisé. C’est-à-dire qu’à la différence de ses homologues (Facebook, Twitter…), les informations qui y sont postées ne sont pas enregistrées sur un serveur privé. Elles ne tombent donc pas dans les poches d’une méchante multinationale susceptible de les refiler aux plus offrants ou de les divulguer comme bon lui semble. Joint par StreetPress, le blogueur Stéphane Bortzmeyer détaille son fonctionnement :

« Les données échangées sont toujours en possession de l’utilisateur qui fait de son ordinateur son propre serveur, ou qui choisit de se faire héberger par un « serveur ami » en qui il a confiance. »

 

To do A quoi sert Twister ? Exactement à la même chose que Twitter, dont il est souvent présenté comme un clone, tant l’interface est ressemblante. Twister permet donc d’envoyer des messages de 140 caractères maximum, pouvant contenir des photos, des fichiers, des hyperliens… On retrouve même les fameux hashtags. Les tweets (twists ?!) sont publics et apparaissent sur une timeline.

Mais surtout, Twister permet d’échanger des messages véritablement privés – l’équivalent des Direct Message de Twitter – c’est à dire entièrement chiffrés (cryptés). Pour cela, il utilise le protocole Bitcoin, un autre logiciel libre. Il ne s’agit pas du tout de la monnaie électronique, Twister est en effet entièrement gratuit. Il reprend simplement le principe des clés privées utilisées par Bitcoin. Ainsi lorsqu’on envoie un message directement à un utilisateur, seule la personne ayant la bonne clé peut le lire.

 

Instable « C’est très difficile de dire combien de personnes utilisent déjà Twister, parce qu’il n’y a justement pas de serveur qui centralise ce genre d’informations », explique Stéphane Bortzmeyer. Mais selon notre utilisateur, Pierre, il y a une « bonne activité ». Il a déjà reçu « 27 messages en une heure » et « 60.000 ordinateurs se sont déjà connectés à [sa] machine », détaille-t-il, tout content de son nouveau joujou.

Twister reste cependant encore confidentiel. Et pour cause, il faut s’y connaître un minimum en informatique pour l’installer sur son ordinateur. Sur la page de téléchargement de Twister, il est même précisé que celui-ci « peut être instable ». Il peut également « se bloquer, entraînant une perte de données ». Miguel Freitas ajoute avec humour : « Vous aurez été prévenu. »


Un encourageant petit mot vous accueille sur la page d’installation…

 

Freedom Alors pourquoi utiliser Twister ? Guepi, un autre twister-addict, contacté par l’intermédiaire d’un forum dédié aux logiciels libres explique pourquoi il kiffe l’outil de microblogging :

« Le point principal qui m’a intéressé pour tester cet outil, c’est avant tout le côté un peu décalé, un peu technophile, geek diront certains. »

« Mais il y a aussi une motivation plus politique », assure Stéphane Bortzmeyer. Pour lui « Twister permet d’éviter la censure qui peut exister sur des réseaux sociaux centralisés où l’entreprise qui possède le serveur peut effacer ce qu’elle veut ». Protéger la liberté d’expression est l’une des raisons qui ont poussé Miguel Freitas à créer Twister, qui a ouvert deux mois avant qu’Erdogan ne décide de bloquer Twitter en Turquie. Le fait que chaque message soit crypté d’un bout à l’autre du réseau, protège également contre l’espionnage. Et puis il y a le Twister-spirit : « Il s’agit aussi d’un logiciel libre qui participe du principe de partage des connaissances », ajoute Pierre.

 

Preums’ Si l’utilisation du protocole Bitcoin assure l’unicité de chaque pseudonyme (en remontant bloc par bloc la chaîne de partage, on peut s’assurer que le message posté correspond bien à un compte précis) cela devient vite la course au premier inscrit. Chaque nom n’est utilisable qu’une seule fois car il est associé à une clé privée unique.

« Si quelqu’un décide de créer le compte François Hollande, personne d’autre ne pourra le prendre, explique Stéphane Bortzmeyer. Et si le Président veut récupérer son nom personne ne peut forcer l’utilisateur à céder la clé ».

Et personne ne peut rien faire contre ce « name squatting » car il n’y a pas de serveur général qui pourrait effacer le faux compte. Jusqu’à présent, Pierre affirme ne pas avoir entendu parler de ce genre de problèmes sur Twister. « Il y a comme un accord tacite entre les utilisateurs et personne ne crée 50 comptes », assure-t-il.

 

Dead or alive ? Autre galère : si l’on perd sa clé privée, composée d’une série de chiffres et de lettres pouvant allez jusqu’à 26 caractères, il est impossible de la récupérer. Pas même Miguel Freitas qui explique, dans la FAQ de Twister, qu’il serait dans la même galère s’il perdait sa clef perso : en cas de perte de code, son compte – comme celui de n’importe quel utilisateur – serait « bloqué de l’intérieur ». Personne ne pourrait plus l’utiliser. Enfin, même s’il reconnaît l’importance d’un outil comme Twister et son sérieux, Stéphane Bortzmeyer note que le réseaux social décentralisé ne se démarque pas vraiment de Twitter :

« Si l’on veut populariser un réseau social en pair à pair, peut être faut-il inventer une nouvelle forme de communication, comme l’avait fait Twitter à l’époque »

Twister n’est pas la première tentative, menée par des internautes, de créer un réseau social décentralisé. Avant lui, Diaspora devait être le logiciel libre qui remplacerait Facebook. Il y a eu également Status.net ou Indenti.ca. Autant de projets qui n’ont pour l’instant pas décollé, soit parce qu’ils n’ont jamais vraiment été finalisés, soit parce qu’ils n’ont pas su séduire suffisamment d’utilisateurs. Finalement si on squatte les réseaux sociaux, ce n’est pas pour être tout seul !

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Le P2P, alternative à la centralisation de nos données ?

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NDLR : Ceci est un article d’Hubert Guillaud, rédacteur en chef du site InternetActu.net & responsable de la veille à la FING (Fondation Internet nouvelle génération) L’article est sous licence Creative Commons BY-NC. Vous pouvez également le consulter à la source >  http://www.internetactu.net/2013/12/06/le-p2p-alternative-a-la-centralisation-de-nos-donnees.

Bonne lecture !

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François Taïani est professeur à l’Ecole supérieure d’ingénieurs de Rennes et à l’université Rennes I et chercheur à l’Institut de recherche en informatique et systèmes aléatoires et est un spécialiste des systèmes répartis à grande échelle, c’est-à-dire des systèmes P2P. Ce n’est pourtant pas ceux-ci qu’il commence à évoquer sur la scène du colloque consacré à “la politique des données personnelles : Big Data ou contrôle individuel” organisé par l’Institut des systèmes complexes et l’Ecole normale supérieure à Lyon le 21 novembre 2013.

“On estime à quelque deux milliards le nombre d’êtres humains qui participent aux réseaux sociaux sur la planète. Des réseaux éminemment centralisés, dans lesquels nous ne sommes pas maîtres de grand-chose. Le scandale de la NSA comme la multiplication des modifications unilatérales des conditions d’utilisation de ces systèmes – Facebook a récemment décidé d’interdire aux utilisateurs de refuser d’apparaître dans les résultats de recherche – montrent combien cette centralisation est devenue un piège pour l’espionnage de masse”, qu’il soit le fait des Etats ou d’entreprises privées comme les Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon…).

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La puissance de l’internet industriel

Pour expliquer comment nous sommes tombés dans ce piège, l’informaticien en revient à l’histoire de l’informatique elle-même (voir sa présentation .pdf). Pour permettre aux ordinateurs de discuter entre eux, les programmeurs ont imaginé des serveurs sur lesquels installer programmes et données. C’est la logique clients-serveurs qui a nécessité le déploiement d’une infrastructure très importante pour permettre aux grands services de l’internet de fonctionner, pour permettre de répondre à des milliards de requêtes quotidiennes. Mais cette infrastructure a généré une situation très déséquilibrée. Les Gafa sont désormais à la tête d’une puissance de calcul, de stockage et d’information sans précédent. Tant et si bien qu’il est devenu difficile de créer des solutions alternatives…

L’architecture de Google aujourd’hui, c’est quelque 60 000 requêtes de recherche par seconde, soit environ 5 milliards de requêtes par jour sur son seul moteur (voir également cette liste de chiffres plutôt à jour) . Google, c’est 13 centres de traitements de données dans le monde, soit environ 1 million de serveurs selon des estimations qui se basent sur la consommation énergétique du groupe, des photographies aériennes… “Créer un moteur de recherche aussi puissant que Google nécessiterait donc de savoir programmer 1 million de machines…” Pas si simple, reconnaît l’informaticien, même si Google a créé des programmes pour cela.

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Image : une employée dans l’un des centres de données de Google, via Google.

Google propose donc un nouveau “paradis” de l’information… un paradis qui coûte énormément d’argent à produire et qui, paradoxalement, propose des services totalement gratuits. Cela s’explique parce que ce paradis est bâti sur une face sombre : les 46 milliards de chiffres d’affaires de Google proviennent à 95% de la publicité.

L’avenir de Google, une société fondée il n’y a que 16 ans, est de suggérer aux gens ce qu’ils auront envie de faire. Les réseaux sociaux sont gratuits, car nous ne sommes pas l’utilisateur, mais le produit, un produit toujours plus accessible à mesure que les algorithmes se sophistiquent et emmagasinent nos données et informations. “Récemment Amazon m’a proposé de télécharger gratuitement les musiques de CD que j’avais acheté en 2007 ! Des musiques que je ne me souvenais même pas d’avoir acheté et dont je ne disposais plus même plus physiquement !” Un exemple qui illustre bien que nos relations aux Gafa sont déséquilibrées… Et le sont de plus en plus à mesure que leurs capacités de calculs, de stockage et de traitement se développent.

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L’alternative P2P est-elle possible ?

Dans ce contexte, il n’est pas si évident d’imaginer des alternatives. Pourtant, si on en revient à l’origine qui nous a conduits à cette situation, la séparation clients-serveurs n’était pas obligatoire, rappelle le chercheur. On peut avoir des machines individuelles qui font les deux. C’est le principe même du P2P, du pair à pair. Le P2P est né dans les années 90 pour des services de partage de musique comme Napster. On les a utilisés pour du partage de données statiques ou pour partager de la vidéo ou de l’audio… rappelle François Taïani. Mais peut-on les étendre aux réseaux sociaux, à des outils de recommandation, à la diffusion de contenu tout en faisant qu’ils protègent mieux la vie privée des utilisateurs que le modèle client-serveur ?

La recommandation est possible sur un réseau P2P, estime l’informaticien. On peut imaginer des systèmes qui puissent apprendre d’autres utilisateurs proches par des mesures de similarité, notamment en s’appuyant sur la recherche d’amis d’amis, car quand on apprécie quelqu’un ou quelque chose, bien souvent on apprécie aussi ses amis ou ce qu’ils apprécient. Pour la diffusion de contenus, on peut s’appuyer sur des typologies évolutives qui permettraient par exemple de diffuser l’information que vous appréciez à vos proches et celle qui vous plait le moins à des utilisateurs plus éloignés de vous…

Reste que la protection de la vie privée, elle, n’est pas nécessairement plus simple avec les réseaux distribués. “Qui sait avec quelle machine nous échangeons dans un réseau P2P ?”, questionne le chercheur. Peut-on lui faire confiance ? Cette question est aujourd’hui un champ de recherche assez actif, mais qui ne propose pas de solution encore concrète, autre que d’utiliser des solutions déjà existantes, comme celles d’introduire du bruit ou des systèmes de protection traditionnels, comme le cryptage…

A l’heure de la surveillance de masse, les réseaux sociaux décentralisés apparaissent comme une timide promesse, comme le montrent certaines esquisses de solution à l’image d’Owncloud, un système pour créer son propre Cloud, FreedomBox, le projet lancé par Eben Moglen pour promouvoir l’utilisation de serveurs web personnels pour fournir des services distribués, ou Diaspora, le projet de réseau social distribué… “Reste que si on veut l’envisager à grande échelle, ce modèle pose la question de son modèle économique. Qui va fournir les machines ? Les logiciels ?…” Le modèle économique publicitaire n’est-il pas un moindre mal, même si, comme l’explique l’économiste Daniel Kahneman dans Système 1 / Système 2 : les deux vitesses de la pensée(LIEN), la publicité nous manipule à notre insu ? Peut-on imaginer d’autres modèles monétaires distribués à la bitcoin, plus vertueuses, comme le propose la monnaie cup imaginée par Laurent Fournier ? Une méthode permettant de proposer à un auteur des revenus limités et fixés à l’avance, avec un prix dégressif dans le temps à mesure que l’on consomme le contenu…

Reste que ces systèmes n’interrogent pas forcément la collecte de données et sa diminution. La rendre distribuée plutôt que centralisée la rend certes un peu plus difficile à rassembler, mais pas impossible… Et ces perspectives nous renvoient à une sempiternelle question… “Quel est donc le web que nous voulons ?”

Ce qui est sûr, c’est qu’à mesure que les Etats et les Gafa le façonnent, la réponse à la question semble toujours plus nous échapper…

Hubert Guillaud

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Pour le meilleur et pour le peer : P2P si back ! Yeah baby, yeah !

NDLR: Ceci est un article du journaliste Fabien Soyez, extrait du site OWNI. L’article est sous licence Creative Commons BY-NC-SA. Vous pouvez également le consulter à la source > https://owni.fr/2012/02/21/le-retour-du-peer-to-peer. Bonne lecture !

Vortex

La fermeture de la plateforme de téléchargement direct Megaupload a entraîné un retour aux sources du réseau. Le peer-to-peer revient en force. Analyse.

En 2009, Arbor Networks, société spécialisée dans la gestion des réseaux, affirmait que le modèle de l’échange de fichiers en peer-to-peer, dans lequel chaque client est un serveur,  était en déclin au profit du streaming.

Le 19 janvier, le FBI a ordonné la fermeture de Megaupload, la plus grosse plateforme de téléchargement direct. Panique sur les réseaux. Cogent et Carpathia Hosting, qui transportaient une partie des flux du site de stockage, ont perdu 30% de leur trafic. Craignant la grande purge, des sites comme VideoBB et Fileserve ont rapidement vidé leurs serveurs. Rapidshare et MediaFire ont de leur côté décidé de faire la police eux-mêmes, et de sévir contre leurs propres clients. Au Washington Pirate Party, succursale du Parti pirate américain, Jeffrey Talada constate :

Ces sites sont comme une hydre : vous en supprimez un, vingt naissent à la place. Si Megaupload est coupable, ils iront hors des États-Unis. Mais il subsistera toujours la même faiblesse : la centralisation.

Pour ce farouche opposant au traité Acta et à la loi antipiratage SOPA“Megaupload a prouvé qu’un système centralisé était faible. Des millions d’internautes se rendaient chaque jour sur un seul site, il a suffit de le couper pour que tout disparaisse. Cela n’aurait jamais pu arriver avec le peer-to-peer.” Et de prôner un retour aux sources :

Les gens ont-ils jamais quitté le P2P ? Si le gouvernement ferme quelque chose, les gens iront ailleurs, vers quelque chose d’autre, qu’ils connaissent déjà un peu de préférence.

Selon un observatoire de l’usage de la bande passante à travers le monde mis en place par le constructeur de routeurs Ipoque, le niveau de trafic du P2P, s’est brutalement emballé en Europe après le 20 janvier.

Ressuscité, le peer-to-peer.

La semaine suivant la fermeture de Megaupload, les graphiques mis en ligne par Ipoque montraient ainsi des pics atteignant 15% du trafic total de la bande passante européenne. Les courbes se sont désormais stabilisées. Bittorrent et eDonkey constituent les deux protocoles d’échange les plus utilisés. Selon le site Peerates.net, qui publie des statistiques sur l’usage des serveurs eMule, le nombre de recherches effectuées sur eDonkey serait passé de 110 000 au début du mois de janvier à 200 000 après la fermeture de Megaupload.

Retour aux sources

Au parti pirate français, Maxime Rouquet, co-président, constate un “désœuvrement” des utilisateurs du streaming et du téléchargement direct. Pour lui, le salut passe par le P2P. “Avec l’effondrement en bourse de Cogent, on réalise que techniquement la centralisation est une très mauvaise chose.” Benjamin Bayart, président du fournisseur d’accès indépendantFrench Data Network (FDN) précise :

Techniquement, le téléchargement direct, c’est un point hypercentralisé qui diffuse du contenu en masse. Un État a décidé de couper, ça a été extrêmement rapide. Un système ultra-centralisé est très faible. Le P2P lui, est un système de flux individuels. Entre les deux systèmes, c’est comme entre Internet et le minitel : pour ce dernier, si on coupe le système central, on coupe tout. Pour le Net, c’est un peu plus compliqué, on peut difficilement le couper… Le peer-to-peer, tout comme Internet, ne peuvent être mis en panne.

Économiquement, le Peer-to-Peer serait également “la bonne solution” pour des FAI en surcharge : “Quand des millions de personnes téléchargent en masse en téléchargement direct, ça crée un débit énorme, des instabilités très difficiles à gérer. Le streaming, quant à lui, vous fait télécharger plusieurs fois la même chose… Ces deux systèmes sont dramatiques pour la gestion du réseau.” Le président de FDN ajoute :

Le peer-to-peer lui, est un système de flux individuels qui bougent par petits paquets, jamais par gros blocs, il n’engorge pas le réseau, parce que le trafic est réparti. Les FAI et les opérateurs qui le combattaient il y a cinq ans se rendent compte que c’était peut-être une erreur. Tous les techniciens sérieux savent que le P2P est le plus simple et le plus solide des systèmes. Pour qu’un fichier disparaisse, il faudrait qu’il disparaisse de tous les ordinateurs qui le partagent.

Pas de doute pour Benjamin Bayart, “les gens qui regardaient des vidéos sur Megaupload vont se déployer ailleurs et cela va se traduire par un regain d’activité sur le P2P.”

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LaGrotteDuBarbu.S03E01.Peer2PeerPhysique

Installation d’un noeud du réseau P2P Physique: le deaddrop…

Source : La Grotte Du Barbu

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