Les noces de Gorafi. Ou comment est mort le second degré.

NDLR: Ceci est un article d’Olivier Ertzscheid, enseignant-chercheur (Maître de Conférences) en Sciences de l’information et de la communication. Il extrait de son blog Affordance.info sous licence Creative Commons BY-NC-SA.

Vous pouvez également consulter l’article à la source > http://affordance.typepad.com//mon_weblog/2014/08/les-noces-de-gorafi.html

Bonne lecture !

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Quand j’étais bien plus jeune, je me souviens de mon ahurissement en apprenant que l’émission « Le vrai journal » de Karl Zéro, diffusée à l’époque en clair sur Canal+ allait se voir l’obligation de faire figurer en sous-titre apparent de tous ses détournements et fausses interviews la mention « réalisé avec trucage ».

Mon étonnement venait du fait qu’il s’agissait clairement d’une émission parodique, qu’elle affichait clairement son objectif de détournement, et que lesdits détournement, même s’ils étaient très habilement réalisés au vu des moyens techniques de l’époque, restaient en tout cas de mon point de vue parfaitement identifiables en tant que tel.

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(Ici une parodie des voeux de Valéry Giscard D’estaing dans laquelle son épouse prend soudainement feu.)

Je n’ai jamais compris si cette mention était là pour quelques esprits trop simples ou trop peu éduqués, ou s’il s’agissait d’un effet d’emballage destiné à s’éviter quelques procès médiatique au nom du droit à l’image et autres droit à la parodie.

Et puis vînt Nadine Morano. Et le Gorafi fût.

Alors commencèrent les faux-pas dont l’un des plus célèbres ne pouvait venir que du double neuronal de Nadine M, j’ai nommé Christine B., prenant pour authentique un article parodique du Gorafi et s’en gargarisant dans les médias.

Seulement voilà. Si Nadine et Christine continuent visiblement de se partager 2 neurones sous le mode d’une garde alternée assez aléatoire, ni l’une ni l’autre n’ont plus désormais le monopole du lapsus neuronal. Qui ne s’est pas posé la question, en parcourant son mur Facebook ou son fil Twitter, à la lecture d’un titre accrocheur, de savoir s’il s’agissait d’une vraie information ou d’un article du Gorafi ? Mieux, certaines « actualités » sont désormais outrancièrement valorisées à grand renfort de techniques de référencement par les « grands » sites médias, précisément au motif qu’elles pourraient presque apparaître comme émanant du toujours remarquable Gorafi, précisément parce qu’elles sont suffisamment ambigues pour se prêter à des interprétations parfaitement « factuelles » mais également « parodiques ».

A l’instant je me posais d’ailleurs la question au sujet de cet article : « Un groupe punk abat un drone pendant un concert ». Ou même celui-là : « Elle va aux toilettes dans la Drôme et se retrouve à Lyon. »

Et parfois, nous plongeant dans d’insondables abîmes de perplexité, la réalité factuelle dépasse la fiction Gorafienne.

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Alors quel avenir pour le « réalisé avec trucage » à l’heure des technologies de l’artefact ? C’est le site Mashable, repris par l’excellent Big Browser, qui nous donne un élément de réponse et nous apprend que Facebook testerait un tag « satirique » qui serait automatiquement apposé en dessous des articles en provenances de sources satiriquement identifiées (Le Gorafi, son illustre prédécesseur The Onion, etc.)

« Nous faisons apparaître cette mention devant les liens d’articles satiriques qui se trouvent dans le fil d’actualité en tant qu’“articles connexes”, car nous avons reçu de nombreuses demandes de personnes qui souhaitaient distinguer de manière claire les articles satiriques des autres contenus« , a expliqué un porte-parole de Facebook à Mashable. »

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(le tag « satire » apparaît automatiquement devant certains articles liés)
Et me voilà revenu à la même perplexité que devant le « réalisé avec trucage » apposé sur la première dame de France prenant feu sans pour autant troubler le discours des voeux à la nation de son mari.

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Au nom du lol

Internet, « les internets », ont inventé la culture du lol. Comme « média », internet se prête à de permanents copier-coller qui font oublier le contexte temporel, documentaire, le contexte d’énonciation présidant à une vidéo, à un texte, à une image. Ce phénomène a été largement théorisé, notamment par Danah Boyd au travers de ce qu’elle appelle les audiences invisibles ou la reproductibilité infinie de n’importe quel message. On pourrait donc, de prime abord, se féliciter de la valeur « recontextualisante », voire même éducative, que pourrait permettre l’automatisation de ce tag « satire ». Mais ce serait une erreur. Et pas uniquement parce que cela nous priverait de mémorables sorties de nos copines Nadine M. et Christine B.

 

Pourquoi sommes-nous tous appelés à devenir des Nadine M. ou Christine B. ?

Pour les raisons suivantes. D’abord le phénomène des audiences invisibles et celui de la reproductibilité, tels que décrits par Danah Boyd. Je rappelle :

  • reproductibilité : ce que vous avez dit/publié/posté/photographié/filmé peut être recopié et replacé dans un univers de discours totalement différent.
  • audiences invisibles : la majorité des publics/destinataires est absente au moment même de la médiation (= la transmission du message = par exemple, la publication d’un message texte), créant ainsi un effet non pas simplement de voyeurisme mais une temporalité numérique particulière.

Ensuite le problème de la friction.

Facebook (et les grands écosystèmes) ont horreur de tout ce qui, en leur sein,peut créer de la friction. Or la nature même de la parodie et de la satire est de jouer sur la friction, le frottement, entre le réel et l’imaginaire. L’ajout d’un tag « satire » ou « parodie » leur permet de limiter les interactions « frictionnelles », soit entre profils dont certains auraient saisi la portée parodique de l’info et d’autres non, mais surtout pour pouvoir mieux catégoriser – et donc monétiser – les interactions en fonction de la nature parodique ou factuelle d’une information affichée. Et aussi pour ne pas fâcher les annonceurs, dont certains seraient fort marris de trouver l’un de leurs articles affiché au milieu d’autres beaucoup moins sérieux.

Enfin le problème de « l’écriture pour le web ».

Le problème de ces maudites métriques merdiques de mots. Car à force de rechercher comment attirer l’attention des moteurs et réseaus sociaux à l’aide d’une titraille appropriée dans l’espoir qu’ils attireront en retour l’attention de leurs membres, à force de normer, d’uniformiser, de réglementer, de « mot-cléifier » les éléments de titraille d’un papier, on se retrouve à produire de l’identique là où l’on aurait été supposé produire de la différence.

Ces titres, toujours plus courts, ces images d’illustrations, toujours plus « provocantes », cet arsenal de mot-clés, toujours plus concurrentiels, ajoutés la seule recette universelle qui veut que « ce qui fait rire largement se partage facilement », aboutit, pour l’internaute regardant défiler des informations qu’il n’a pas choisies sur un mur qu’il n’a pas construit ou dans une conversation qu’il n’a pas suivie, à entretenir un état de confusion cognitive permanente dans laquelle il peut en effet se retrouver incapable de distinguer ce qui relève de l’information de ce qui relève de la fiction.

L’économie de l’attention est proche de l’impasse. Car elle doit exister au premier degré pour nous permettre d’en distinguer un second (degré). C’est à dire qu’elle doit permettre « d’économiser » notre mobilisation attentionnelle pour rester capable de distinguer le vrai du faux, le parodique de l’authentique. Mais les grands écosystèmes ont visiblement fait un choix inverse.

Celui de maintenir à tout coût la profusion, et la confusion, pour continuer de dégager de substantielles marges attentionnelles. Les grands sites médias qui ne peuvent plus exister sans l’écho d’un Google ou d’un Facebook n’ont ni pu, ni su faire d’autre choix que celui de se plier aux règles attentionnelles édictées en les intégrant au coeur même de leurs routines d’écriture.

Le résultat est désormais palpable. Les filtres, éditoriaux et algorithmiques qu’ils nous proposent, nous livrent un monde qui n’a de valeur que si nous entretenons avec lui un rapport de premier degré attentionnel, et dont tout le « second degré » ne doit permettre que de nous ramener vers ce premier degré, ce degré zéro de l’attention, vers ce temps de cerveau disponible, celui pendant lequel il importe peu de savoir si cet article émane du Figaro ou du Gorafi, celui où la seule chose qui importe est que nous partagions cet article au maximum, souvent d’ailleurs sans même le lire, pour entretenir le flux constant, le défilement incessant, et les monétisations associées. Sysiphe remplissant le tonneau des Danaïdes, tout en postant des photos de chats et en fredonnant Mr Trololo.

Car en écho au délitement des logiques d’engagement au profit de logiques de clic, nos capacités attentionnelles se réduisent dans la sur-sollicitation constante :

« The second big contributor to satire-blindness is our diminishing attention span. The average American attention span in 2000 was 12 seconds; in 2013, it was eight seconds. This is less than the average attention span of a goldfish (nine seconds).

As Vladimir Nabokov once said, “Satire is a lesson, parody is a game.” But if there’s one thing we’ve learned from the internet, it’s that everyone prefers games to lessons. The problem with satire in an age of finite attention and infinite content is that it makes you stop and think. »

Bienvenue. Soyez prudents. Faites « attention ». Labelliser n’est pas comprendre. Etiqueter n’est pas instruire. D’ailleurs, « ceci n’est pas une pipe. »

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Post-scriptum : je suis frappé, y compris dans mes propres pratiques d’écriture « usuelles » (mails, courriers, petits mots griffonnés sur le frigo en mode post-it, etc.), je suis frappé, disais-je, de voir à quel point je me sens comme obligé de sans cesse souligner, renforcer, étiqueter la tonalité d’un message. Je le fais – je me prends comme exemple mais je l’observe très régulièrement chez d’autres – je le fais le plus souvent en y ajoutant des smileys. Comme si mes interlocuteurs, sans cette prothèse émoticônique, pouvaient passer à côté du côté ironique, sarcastique ou simplement humoristique de l’un de mes messages ; comme si j’avais soudainement peur qu’ils ne comprennent pas, ou mal, la vraie tonalité de mon message. Comme si la langue, comme si la syntaxe, comme si les mots ne suffisaient plus à rendre les infinies nuances d’une pensée, d’une intention, d’un discours. Comme s’il leur fallait toujours davantage d’échafaudages artificiels soulignant ici par un smiley, ou là par un tag, l’intention de l’auteur.

Je suis aussi frappé de voir que dans l’abondance et le défilement continu se déconstruisent et s’oublient plus que ne se forgent et se retrouvent des référents culturels communs qui seuls permettraient d’atteindre un second degré sans autre prothèse que celle de la langue ou de l’image.

Je crois que le monde s’effondrera le jour où un poème de René Char ne pourra plus être compris sans son armada d’émoticônes, de balises et de hashtags, sans ces omniprésentes béquilles du second degré de l’explicitation, lequel n’aurait jamais dû se trouver en situation d’effacer le premier degré de la compréhension.

Mais non je ne suis pas triste ;-). Mais bien sûr je reste optimiste

🙁

<Mise à jour du lendemain> Sur l’utilisation des émoticônes mentionnées dans le P.S. de ce billet, voir l’interview d’André Gunthert sur les Inrocks.</Mise à jour>

<Et naturellement>Et naturellement le Gorafi ne pouvait que réagir à une telle annonce. Ce qu’il vient de faire à sa manière 🙂 </Et naturellement>

[sh_ort] Avoidance

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« L’abus de technologies peut provoquer le détachement émotionnel des personnes face à la réalité. »

Tel est le message d’Erica Rotberg, étudiante à Holon Institute of Technology.

Et c’est avec ce court-métrage d’animation qu’elle va exprimer ce constat. Opressant, sombre, et qui comme la série tv Black Mirror (et d’autres) nous fait réfléchir sur nos interactions sur les internets et son impact dans notre vie réelle.

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A short animation film about People’s emotional detachment from reality, and how easy it, especially today, to escape to more comfortable, flat and fake alternate realities.

Made as a final project at HIT- communication design department, 2014 by Erica Rotberg.

> Music: « Nattöppet » by Detektivbyrånwintergatan.net  & Guns N’ Roses – Estranged

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Erica Rotberg

Source: Short of the week & Vimeo Staff Picks

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[Social Media] Twister, le Twitter-like P2P qui contourne la censure

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NDLR: Ceci est un article de Enrique Moreira extrait du site StreetPress.com. L’article est sous licence Creative Commons BY-NC-ND.

Vous pouvez également le consulter à la source > http://www.streetpress.com/sujet/130432-twister-le-twitter-qui-contourne-la-censure.

Bonne lecture !

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Ce réseau social P2P détrônera-t-il le petit oiseau ?

Contre-enquête Si l’objectif est de proposer une alternative «libre» et secure à l’oiseau bleu, pas sûr que Twister réussisse à dépasser la geekosphère. Ses utilisateurs le reconnaissent: il est un peu trop compliqué à installer et on s’y sent un peu seul…

I-love-P2P

« Difficile de dire combien de personnes utilisent Twister, parce qu’il n’y a pas de serveur qui centralise ce genre d’informations »

« Pour l’instant sur Twister, on parle surtout de Twister », constate Pierre, un des primo-utilisateurs de ce nouveau réseau social, contacté par StreetPress. Il faut dire que ce logiciel libre de microblogging pair à pair, entièrement décentralisé, n’existe que depuis janvier 2014. Imaginé en juillet 2013 pour concurrencer Twitter, par Miguel Freitas, un ingénieur brésilien, il débarque en ligne avant même d’être totalement terminé. Twister n’en est donc qu’à ses balbutiements et tous les utilisateurs sont d’ailleurs invités à l’améliorer. Ils peuvent ainsi réparer les bugs eux-mêmes ou du moins les signaler, selon les principes du logiciel libre.

 

Quésaco ? Twister est un réseau social décentralisé. C’est-à-dire qu’à la différence de ses homologues (Facebook, Twitter…), les informations qui y sont postées ne sont pas enregistrées sur un serveur privé. Elles ne tombent donc pas dans les poches d’une méchante multinationale susceptible de les refiler aux plus offrants ou de les divulguer comme bon lui semble. Joint par StreetPress, le blogueur Stéphane Bortzmeyer détaille son fonctionnement :

« Les données échangées sont toujours en possession de l’utilisateur qui fait de son ordinateur son propre serveur, ou qui choisit de se faire héberger par un « serveur ami » en qui il a confiance. »

 

To do A quoi sert Twister ? Exactement à la même chose que Twitter, dont il est souvent présenté comme un clone, tant l’interface est ressemblante. Twister permet donc d’envoyer des messages de 140 caractères maximum, pouvant contenir des photos, des fichiers, des hyperliens… On retrouve même les fameux hashtags. Les tweets (twists ?!) sont publics et apparaissent sur une timeline.

Mais surtout, Twister permet d’échanger des messages véritablement privés – l’équivalent des Direct Message de Twitter – c’est à dire entièrement chiffrés (cryptés). Pour cela, il utilise le protocole Bitcoin, un autre logiciel libre. Il ne s’agit pas du tout de la monnaie électronique, Twister est en effet entièrement gratuit. Il reprend simplement le principe des clés privées utilisées par Bitcoin. Ainsi lorsqu’on envoie un message directement à un utilisateur, seule la personne ayant la bonne clé peut le lire.

 

Instable « C’est très difficile de dire combien de personnes utilisent déjà Twister, parce qu’il n’y a justement pas de serveur qui centralise ce genre d’informations », explique Stéphane Bortzmeyer. Mais selon notre utilisateur, Pierre, il y a une « bonne activité ». Il a déjà reçu « 27 messages en une heure » et « 60.000 ordinateurs se sont déjà connectés à [sa] machine », détaille-t-il, tout content de son nouveau joujou.

Twister reste cependant encore confidentiel. Et pour cause, il faut s’y connaître un minimum en informatique pour l’installer sur son ordinateur. Sur la page de téléchargement de Twister, il est même précisé que celui-ci « peut être instable ». Il peut également « se bloquer, entraînant une perte de données ». Miguel Freitas ajoute avec humour : « Vous aurez été prévenu. »


Un encourageant petit mot vous accueille sur la page d’installation…

 

Freedom Alors pourquoi utiliser Twister ? Guepi, un autre twister-addict, contacté par l’intermédiaire d’un forum dédié aux logiciels libres explique pourquoi il kiffe l’outil de microblogging :

« Le point principal qui m’a intéressé pour tester cet outil, c’est avant tout le côté un peu décalé, un peu technophile, geek diront certains. »

« Mais il y a aussi une motivation plus politique », assure Stéphane Bortzmeyer. Pour lui « Twister permet d’éviter la censure qui peut exister sur des réseaux sociaux centralisés où l’entreprise qui possède le serveur peut effacer ce qu’elle veut ». Protéger la liberté d’expression est l’une des raisons qui ont poussé Miguel Freitas à créer Twister, qui a ouvert deux mois avant qu’Erdogan ne décide de bloquer Twitter en Turquie. Le fait que chaque message soit crypté d’un bout à l’autre du réseau, protège également contre l’espionnage. Et puis il y a le Twister-spirit : « Il s’agit aussi d’un logiciel libre qui participe du principe de partage des connaissances », ajoute Pierre.

 

Preums’ Si l’utilisation du protocole Bitcoin assure l’unicité de chaque pseudonyme (en remontant bloc par bloc la chaîne de partage, on peut s’assurer que le message posté correspond bien à un compte précis) cela devient vite la course au premier inscrit. Chaque nom n’est utilisable qu’une seule fois car il est associé à une clé privée unique.

« Si quelqu’un décide de créer le compte François Hollande, personne d’autre ne pourra le prendre, explique Stéphane Bortzmeyer. Et si le Président veut récupérer son nom personne ne peut forcer l’utilisateur à céder la clé ».

Et personne ne peut rien faire contre ce « name squatting » car il n’y a pas de serveur général qui pourrait effacer le faux compte. Jusqu’à présent, Pierre affirme ne pas avoir entendu parler de ce genre de problèmes sur Twister. « Il y a comme un accord tacite entre les utilisateurs et personne ne crée 50 comptes », assure-t-il.

 

Dead or alive ? Autre galère : si l’on perd sa clé privée, composée d’une série de chiffres et de lettres pouvant allez jusqu’à 26 caractères, il est impossible de la récupérer. Pas même Miguel Freitas qui explique, dans la FAQ de Twister, qu’il serait dans la même galère s’il perdait sa clef perso : en cas de perte de code, son compte – comme celui de n’importe quel utilisateur – serait « bloqué de l’intérieur ». Personne ne pourrait plus l’utiliser. Enfin, même s’il reconnaît l’importance d’un outil comme Twister et son sérieux, Stéphane Bortzmeyer note que le réseaux social décentralisé ne se démarque pas vraiment de Twitter :

« Si l’on veut populariser un réseau social en pair à pair, peut être faut-il inventer une nouvelle forme de communication, comme l’avait fait Twitter à l’époque »

Twister n’est pas la première tentative, menée par des internautes, de créer un réseau social décentralisé. Avant lui, Diaspora devait être le logiciel libre qui remplacerait Facebook. Il y a eu également Status.net ou Indenti.ca. Autant de projets qui n’ont pour l’instant pas décollé, soit parce qu’ils n’ont jamais vraiment été finalisés, soit parce qu’ils n’ont pas su séduire suffisamment d’utilisateurs. Finalement si on squatte les réseaux sociaux, ce n’est pas pour être tout seul !

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[ENLARGE YOUR AUDIENCE] Comment Usbek & Rica et VICE connectent marques et audiences ? oui c’est vrai ça, comment ? Hein ? comment ?

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« La nouvelle vague journalistique »

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Lors du HUB Day « Future of Mediaplanning » qui se déroulait le jeud 10 Avril, un rendez-vous du HUB Institute, était réunit sur l’estrade: Jérôme Ruskin d’Usbek & Rica / Benjamin Lassale, Directeur général de VICE France et RELAX News (que je n’apprécie pas particulièrement) pour parler mutation/évolution journalistique ttouuuuuussssaaaaa dans l’industrie de l’information / marketing à l’heure du numérique (Internet).

Les règles ont changé, car les usages mutent à une vitesse incroyable.

Playlist YouTube

  1. Panel Usbek & Rica, VICE,  Relax News (intégrale)  – Durée: 47mn
  2. Comment les médias connectent Marques et Audiences –  Durée: 5mn
  3. Vice – Durée: 21mn
  4. Usbek & Rica – Durée: 15mn

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HUB Institute

Source: Hub Institute

via Presse-Citron

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