(?^?^ )? 8-Bit Philosophy

[hr_invisible]

(re)Découvrez Platon, Nietzsche, Kant, Descartes ou encore Sartre, et Hegel au travers de cette passionnante série entre pixels, vidéo et.. philosophie !

[hr_invisible]

Playlist YouTube – 8 vidéos – 24 minutes

  • Ep. 1: What is Real? (Plato) – 8-Bit Philosophy Thug Notes
  • Ep. 2: Does SCIENCE = TRUTH? (Nietzsche) – 8-Bit Philosophy Thug Notes
  • Ep. 3: Do Humans Operate Like Computers? (Kant) – 8-Bit Philosophy Thug Notes
  • Ep. 4: Can We Be Certain of Anything? (Descartes) – 8-Bit Philosophy Thug Notes
  • Ep. 5: Do We Enjoy Being Free? (Sartre)
  • Ep. 6: Is Change An Illusion? (Zeno)
  • Ep. 7: Does Rationality Give Life Meaning? (Kierkegaard)
  • Ep. 8: Is There an END to History? (Hegel)

[hr_invisible]

8-Bit Philosophy

via Graphism

[hr_invisible]

3615 – Ben Segal le mentor de Tim Berners-Lee raconte l’invention du web

Ben Segal, Tim Berners-Lee's mentor

– photo de Ben Segal  par Par Robert Scoble – Creative commons BY

L’émission 3615 à réaliser avec Ben Segal quand celui-ci avait son bureau à quelques mètres de celui d’un certain… Tim Berners-Lee.

Il nous raconte aujourd’hui l’envers du décor de l’invention la plus importante de ces 25 dernières années. L’homme que Tim Berners-Lee considère comme son mentor nous parle du premier serveur web de l’histoire, de la bataille politique pour imposer cette idée révolutionnaire, du temps ou le web tenait sur une disquette, du temps ou le protocole Gopher était un concurrent sèrieux. On évoque le génie d’un homme qui n’était pas seulement un rêveur, mais aussi un « faiseur » hors pair, qui a le premier compris le potentiel de l’hypertext pour naviguer d’une information à une autre.

le podcast est sous licence Creative Commons BY-SA

> Cette émission est rendue possible par World Radio Switzerland (la radio Anglophone de la SSR)

Source : 3615

via Vincent Achille

High Frequency Documentary

NDLR: Ceci est un article d’Olivier Ertzscheid, enseignant-chercheur (Maître de Conférences) en Sciences de l’information et de la communication. Extrait de son (excellent) blog Affordance.info. L’article est sous licence Creative Commons BY-NC-SA. Vous pouvez également le consulter à la source > http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2012/03/documentation-haute-frequence.html.

>>> Article chronophage. Prêt? A vos marques ? Bonne lecture !

Documentation haute fréquence

De retour du congrès FADBEN, vous trouverez ci-après mon pauvrepoint ainsi qu’un texte rédigé à partir d’icelui. Par parenthèse, la toute fin de ce texte (à partir de « OK c’est bien joli tout ça mais on fait quoi ») pourra être lue comme ma réaction au truc dont tout le monde parle en ce moment (non, pas Toulouse, le prof qui a pourri le web et piégé ses élèves et tout ça).

Bonne lecture (et grand merci à la FADBEN pour ce congrès de haute intelligence).

1996.

Nous sommes en 1996. Le web est âgé d’à peine 7 ans. Le premier outil de navigation grand public, Mosaïc, a 3 ans. John Perry Barlow rédige et publie la « déclaration d’indépendance du cyberespace » (https://projects.eff.org/~barlow/Declaration-Final.html), un texte qui reste emblématique de l’idéologie des « pionniers » et qui fut structurant pour toute une génération de primo-internautes. On peut notamment y lire ceci :

« Nous sommes en train de créer un monde ouvert à tous, sans privilège ni préjugé qui dépende de la race, du pouvoir économique, de la puissance militaire ou du rang de naissance.

Nous sommes en train de créer un monde où chacun, où qu’il soit, peut exprimer ses convictions, aussi singulières qu’elles puissent être, sans craindre d’être réduit au silence ou contraint de se conformer à une norme.

Vos notions juridiques de propriété, d’expression, d’identité, de mouvement et de circonstance ne s’appliquent pas à nous. Elles sont fondées sur la matière, et il n’y a pas de matière ici.« 

2012

Nous sommes en 2012. 16 ans plus tard, que reste-t-il de cette déclaration d’indépendance ? Un constat d’échec. Aujourd’hui, la plus grande partie du cyberespace est un monde fermé, propriété, contrôlé par le marketing, régi par un carcan de normes arbitraires, de lois liberticides et de technologies « privatives ». Un monde hyperterritorialisé sous le contrôle de quelques multinationales. En voici quelques (rapides) illustrations.

Continuer la lecture de High Frequency Documentary

Mike Godwin: « On ne peut pas accuser quelqu’un d’être un nazi en toute désinvolture »

NDLR: Ceci est un article de la journaliste Afifia Belabdoun extrait du site StreetPress.com. L’article est sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Vous pouvez également le consulter à la source > http://www.streetpress.com/sujet/21087-mike-godwin-on-ne-peut-pas-accuser-quelqu-un-d-etre-un-nazi-en-toute-desinvolture. Bonne lecture !

Mike Godwin

Qui es-tu Mike Godwin ? A l’origine de La Loi Godwin, Mike Godwin est avant tout un avocat spécialiste du droit de l’Internet. Il a beaucoup travaillé sur les questions de hacking et de propriété intellectuelle, notamment à l’université de Yale. Mike Godwin est aussi connu pour son engagement auprès de plusieurs ONG, notamment pour l’Open Source. Il a aussi été le chef du service juridique de Wikipédia entre 2007 et 2010.

Bonjour Mike. Vous pouvez expliquer le concept de Loi Godwin ?

Cela correspond à la définition anglaise que j’en ai donnée et qui est reprise par Wikipédia à savoir: Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1. La probabilité de l’évocation du nazisme dans une discussion en ligne est de 100% en fait. J’ai remarqué lors de mes observations que c’est facile d’être vite en désaccord avec quelqu’un sur Internet: il n’y a qu’à voir ce qui se dit dans les forums pour s’en rendre compte. Et forcément au bout d’un moment, cela conduit certains à traiter leur interlocuteur de nazi, d’Hitler ou de faire une comparaison sur la seconde guerre mondiale. C’est ça la loi Godwin.

Vous voyez une différence entre la loi Godwin et le point Godwin ?

Je crois que la notion de « point Godwin » est née avec les francophones et est principalement utilisée par eux. Chez vous, le point Godwin a deux significations : Ou cela signifie que le niveau Godwin est atteint. Ou on décerne un « point Godwin » comme on donne un mauvais point. Les francophones s’amusent pas mal avec le « point Godwin » en imaginant donner un point virtuel à celui qui l’atteint. Mes fans francophones me disent que c’est de plus en plus fréquent dans les discussions.

Existe-t-il des points Godwin pertinents ?

Je ne sais pas exactement ce qu’il en est en France mais aux Etats-Unis, la référence au nazisme est souvent mentionnée dans le discours politique. Parfois c’est approprié, parfois ça ne l’est pas. Par exemple, quand les politiques parlent du génocide cambodgien ou rwandais, la comparaison avec la seconde guerre mondiale peut-être appropriée. En revanche, il y a des situations où la référence à la seconde guerre mondiale s’immisce dans le dialogue politique de façon démesurée ou hyperbolique. Dans ce cas là, il y a un manque de responsabilité dans le discours et la loi Godwin s’applique. L’utilisation sans fondement du nazisme ou d’Hitler dans la sphère politique reflète une certaine perte de repère, un chamboulement des perspectives politiques.

Sans Twitter le point Godwin se serait-t-il aussi popularisé ?

C’est un lieu d’échange très utilisé. Je possède un compte Twitter et je l’utilise tous les jours; j’ai des followers et je suis moi-même un follower donc j’observe les discours qui se tiennent. Il est évident que la limitation imposée par Twitter joue un rôle important dans le developpement l’expression. Ces réseaux où nous sommes contraints de parler vite et court modifient très certainement notre langage et notre rapport à la réalité. C’est un problème de responsabilité de la parole qu’il faut apprendre à mesurer. C’est une des raisons pour laquelle j’ai créé la Loi Godwin.

Le point Godwin n’est donc pas qu’une vanne ?

Le but que j’avais en 1990 en étudiant la loi Godwin – et que j’ai toujours-  est de faire prendre conscience de la violence d’une telle comparaison. La loi Godwin est là pour rappeler que le recours facile à la caricature ne peut pas s’appliquer à certains événements dramatiques de l’Histoire. Ce que j’espère c’est responsabiliser chacun sur l’utilisation de la blague sur Hitler ou les nazis. C’est une façon de rendre les gens plus prudents, plus réfléchis dans l’utilisation d’une telle évocation historique. On ne peut pas accuser quelqu’un d’être Hitler ou un nazi en toute désinvolture.