L’oeil de Links

C’est en regardant le zapping en replay sur le site de Canal, j’ai vu cette vidéo : click click click. Je regarde les crédits toussssaaaa, et tombe sur l’émission « L’oeil de Links » (produite par la même chaîne). Émission dont je ne connaissais absolument pas son existence. Oui genre je connais tout les émissions de l’esprit canal… Nan vraiment pas (hormis Groland et L’Effet Papillon :).

Mais cela dit, ici, il est question de créative, de marketing, de tendances, de liens sympa : Inspiration donc, à mi chi-chemin de l’autre émission culte Pépites sur le Net (faudra que je rédige d’ailleurs un billet sur cette émission prochainement) et Culture Pub (ah bah si un chouilla quand même).

Bref, ça dure 27 mn env. Mais ça vaut le détour. Au sommaire :

Un point sur la réalité augmentée et ses usages. Publicitaire avec une démonstration live dans un centre commercial pour National Geographic, collaboratif pour le groupe Los Valentinos, artistique dans le détournement d’espaces publicitaire par Artvertiser, original avec une tablette et une Kinect, inventif pour des utilisations avec les supports imprimés. Les fausses oreilles sensibles aux ondes cérébrales de Neurowear. Un logiciel musical en html5, le dernier clip de Cyriak, du ski urbain extrême et une parodie de Bref… dans Call of Duty !

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L’oeil de Links

Les Liens de l’émission:

  • Bref, Call of duty :  « Bref » est un météore audiovisuel dont la déflagration s’est répercutée jusqu’aux tréfonds du web. Les fans se sont déchainés et on ne compte plus les parodies à la brièveté relative mais dont certaines se révèlent brillantes. Preuve encore plus flagrante que l’esprit de la série correspond bien à celui d’une génération. Instantané social, mais aussi technique dans la mesure où il dépeint un quotidien avec un style visuel nerveux, une forme de réalisation qui s’est affirmée avec les outils de production numériques et leur démocratisation. En clair, Bref, tout le monde le vit, tout le monde peut le faire : la clef du succès ! Encore une démonstration avec l’excellent pastiche « Bref, J’ai joué à Call of Duty »… Le lien favori de Julien Donzé : www.youtube.com/user/smosh
  • National Geographic : Le magazine de photo et grands reportages bien connu qui se consacre à la planète, son environnement et ses peuples, a fait appel à l’agence londonienne Appshaker pour faire sa promotion. L’idée était de ramener la nature parmi les citadins pour une prise de contact virtuelle en réalité augmentée dans le but de créer une prise de conscience écoresponsable et un acte d’abonnement…
  • Artvertiser : Les annonceurs ont la fâcheuse habitude de monopoliser l’espace urbain. Les auteurs de Artvertiser ont donc utilisé la réalité augmentée pour restaurer l’art de l’affichage et rappeler que la rue est à tout le monde ! Le lien favori de Julian Oliver : www.furtherfield.org
  • Lost Valentinos : Comment créer un clip collaboratif avec son groupe préféré tout en l’emportant dans ses poches ? Rien de plus simple grâce à la réalité augmentée… qui augmente du même coup le nombre de vues !
  • Kinect + AR : LaanLabs est un duo de développeurs spécialisés dans les applications smartphones. Ils sont arrivés à détourner une Kinect pour projeter une silhouette 3D en réalité augmentée à l’aide d’une tablette tactile et faire ainsi fantasmer toute une génération de padawans !
  • Neuroware : Digne du concours Lépine, l’invention de cette une paire d’oreilles synthétiques réagissant aux ondes cérébrales en dit long sur ses inventeurs. Eussent-ils été désireux de pallier à l’absence d’expressivité de leurs organes usuels par l’adjonction d’appendices auriculaires qu’ils n’auraient pas pu faire meilleure démonstration du manque de convivialité et d’expressivité ambiant et de la dépendance de nos relations sociales à des greffons technologiques abscons.
  • Kitty City : On ne présente plus Cyriak le graphiste le plus surréaliste et psychédélique de la planète web qui ne manque pourtant pas de phénomènes. Constance stylistique, forte identité visuelle ou simplement humour numérique en adéquation avec l’esprit internet ? Son refus de communiquer autrement que par ses créations ne fait en tout cas que renforcer le mythe…
  • Plink : Dans tous les arts, et la musique en particulier, les amateurs laborieux sont bien plus nombreux que les génies en herbe. Pourtant, s’adonner aux joies de l’expression musicale est accessible à tous, nonobstant un passage obligé vers le solfège ou tout au moins quelques techniques de base. Le risque de jouer désespérement faux, et de surcroit de ne point trouver d’acolytes avec lesquels claudiquer de concert dans le tempo, est néanmoins réel… Tout a une fin grâce au HTML 5 et Plink qui, dans son infinie mensuétude logicielle, donne enfin la chance aux béotiens du jazz et de la java de trouver ensemble la note juste…
  • JP Auclair Street Segment (From All.I .Can.) : Le monde est injuste et le monde sportif n’échappe pas à cette règle. Pendant que certains s’échinent à longueur de temps à chercher leur équilibre sur deux planches ou un surf, pour finir par se vautrer sur les bosses neigeuses dans un style que la décence rédactionnelle nous interdit de qualifier, d’autres s’envolent. Sans problèmes aucun, l’as se meut dans une arrogante insouciance, une grâce indicible, se jouant de tout obstacle et de toute surface, réduisant notre environnement fonctionnel à une sublime piste de ballet. L’essence créative de cette facilité diabolique recadre naturellement le quidam dans cette intengible vérité : tu seras piéton, mon fils…

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