STOP #ACTA – NOW !
Si vous pigez toujours pas en quoi ACTA est dangereux, voici une playlist comprenant vidéos de manifs, politique, citoyens, lanceur d’alertes etc.
ACTA est un accord multi-latéral en cours de finalisation qui menace Internet tel que nous le connaissons ainsi que nos libertés fondamentales.
- Signez la pétition d’Avaaz > http://www.avaaz.org/en/eu_save_the_internet_spread
- Agissez maintenant ! Contactez tout de suite vos eurodéputés et différents élus > http://www.laquadrature.net/wiki/Comment_agir_contre_ACTA <
.:. PROCHAINE MANIF.:.
Samedi 25 Février 2012
faites entendre votre voix !
Une autre photo de la « cyberwar »
NDLR: Ceci est un article de Lionel Maurel (aka @Calimaq), extrait du site OWNI. Lionel est également l’auteur de l’excellent blog :: S.I.Lex ::. L’article est sous licence Creative Commons BY-SA. Vous pouvez également le consulter à la source > https://owni.fr/2012/01/25/une-autre-photo-de-la-guerre-du-web. Bonne lecture !

Passée la dimension policière de l’évènement, l’affaire MegaUpload a ravivé les débats sur la gestion des droits d’auteur sur Internet. Une problématique traversée par de fortes tensions ; qui touchent en particulier les droits des photographes. Avec quelques grands acteurs aux propositions radicales, comme celle consistant à instaurer un « permis de photographier ».
Comme l’explique la Quadrature du Net, la place qu’avait pris le site MegaUpload dans le paysage numérique peut être considérée comme une conséquence de la guerre au partage conduite par les industries culturelles au nom de la défense du droit d’auteur :
MegaUpload est un sous-produit direct de la guerre menée contre le partage pair à pair hors-marché entre individus. Après avoir promu une législation qui a encouragé le développement des sites centralisés, les lobbies du copyright leur déclarent aujourd’hui la guerre [...] La vraie solution est de reconnaître un droit bien circonscrit au partage hors marché entre individus, et de mettre en place de nouveaux mécanismes de financement pour une économie culturelle qui soit compatible avec ce partage.
L’éradication de MegaUpload par la justice américaine constitue un épisode spectaculaire de cette croisade du copyright, mais la guerre au partage qui la sous-tend revêt parfois des formes plus discrètes, mais insidieuses, dans d’autres branches de la création.
C’est à mon sens particulièrement le cas dans le domaine de la photographie et j’ai été particulièrement frappé, tout au long de l’année dernière, de la dérive du discours et de l’action de lobbying menée en France par les photographes professionnels, qui sont graduellement passés de la lutte (légitime) pour la défense de leurs droits à une forme de combat contre les pratiques amateurs et le partage entre individus, y compris à des fins non-commerciales. Il est intéressant d’analyser les glissements idéologiques progressifs qui amènent les titulaires de droits à se dresser contre les internautes et à se couper des moyens d’évoluer pour s’adapter à l’environnement numérique.
Liberté, Commotion & Freedombox
Les principaux mots clefs de 2011 utilisés sur Internet et les réseaux sociaux étaient #liberté, #freedom #commotion, #freedombox.
[...] Tenter d’interrompre l’accès au réseau, mettre en place un « kill switch« , essayer de brider ou contrôler le Web, c’est la garantie de provoquer une réaction de celles et ceux pour qui l’accès à Internet fait partie des libertés fondamentales. Une des premières réponses est le projet Commotion : un système reposant sur un logiciel libre permettant l’accès à Internet en Wi-Fi, gratuitement, de manière sécurisée et anonyme pour les utilisateurs. [...]
La chronique sur France Info >>> http://www.franceinfo.fr/high-tech-libertes/2012-net/liberte-commotion-et-freedombox-481083-2011-12-25
La censure ne passera pas ! Michu Bisounours Darwin KawaBunga
NDLR: Ceci est un article de Timo Van Neerden extrait du blog Le Hollandais Volant. L’article est sous License Creative Commons CC0. Vous pouvez également le consulter à la source ici > http://lehollandaisvolant.net/index.php?2011/12/04/14/54/25-la-censure-ne-passera-pas. Bonne lecture !
p.s: des retouches, mises en formes de l’article original on été effectués.
Avec Hadopi, Lopssi et consort, la France a rejoint la Chine et quelques autres dans la formation d’un internet édulcoré pour des prétextes bidons (sauver les artistes, terrorisme, blabla).
Ce qu’ils comptent faire, c’est donc bloquer tous les sites web qu’ils veulent au niveau des DNS. C’est une méthode facile et peu couteuse : le rôle des DNS est juste de faire correspondre un nom, par exemple: « lehollandaisvolant.net » avec une adresse IP du serveur qui héberge le site. L’adresse IP marche quoi qu’il arrive, mais le nom du site ne marche qu’avec des serveurs DNS corrects. N’importe qui peut accéder à un site s’il en connait l’adresse IP.
Il est possible de changer ses serveurs DNS : au lieu d’utiliser ceux de votre fournisseur d’accès Internet, vous pouvez utiliser ceux d’ OpenDNS, de Telecomix ou de Google (la manœuvre se fait une fois, est facile et totalement transparente : je vous la conseille).
Avec ça donc, « l’industrie du show-biz » (merci Gee pour l’expression) peut faire tous les blocages sur les DNS, ça ne servira à rien si personne ne les utilise. Et ils peuvent toujours courir pour aller demander à OpenDNS et les autres entreprises américaines pour faire respecter les lois Françaises.
> Leurs nouvelle idée semble donc d’interdire ces deux pratique (changer de DNS et accéder au site par son adresse IP). Je ne sais pas trop comment ils vont faire, mais je ne pense pas qu’il soit facilement possible de bloquer l’accès à un site directement via son adresse IP. Ça serait s’attaquer au protocole IP lui même : impensable techniquement.
Ils peuvent évidement fermer le serveur hébergeant le site web, mais ça doit passer par la justice, et comme l’industrie du show-biz ne passe plus par un juge depuis bien longtemps (cf Hadopi), ils préfèrent utiliser la méthode du blocage de DNS : comprenez, le blocage d’un nom du site plutôt que le site lui même (vicieux hein ?).
C’est pour ça que je vous donne deux liens alternatifs pour mon site. Si le nom « lehollandaisvolant.net » est un jour bloqué au niveau des DNS français, il sera possible d’y accéder depuis ces liens :
- http://91.121.220.30/~timo : l’adresse du site via l’IP sur serveur ;
- http://serv1.mimatech.eu/~timo : l’adresse du site en utilisant le nom de domaine associé au serveur.
Je vous demande juste d’utiliser ces liens uniquement en cas de soucis (ou de les noter quelque part). Ils ne doivent pas être utilisés comme des liens habituels — tant pour l’accès au site que pour la partage d’un lien — d’une part car ils peuvent changer, et d’autre part parce je ne veux pas : autant le nom « lehollandaisvolant.net » est à moi (je l’ai acheté), autant l’IP du serveur n’est pas à moi, mais à mon hébergeur.
L’avenir nous dira si la publication de ces deux liens aura été utile ou non, mais je préfère vous les donner au cas où. J’invite également les autres webmasters à faire pareil : ne serait-ce que pour prévenir la censure, ou pour le « cas où ».
Ceci est une solution possible, comme le fait d’avoir des miroirs, des autoblogs partout ou d’acheter plusieurs noms de domaine.
La censure ne passera pas.
Il n’en est pas question.
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